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[Ligue des Champions – 4e journée] Et à la fin, c’est la frustration qui l’emporte

Cette 4e journée de Ligue des champions aura été comme la précédente pour les clubs français avec un bilan d’aucune victoire… Si Lyon est passé très proche de l’emporter, le PSG aurait également pu mieux faire. Malgré ces résultats, les deux clubs gardent de belles chances de se qualifier, tandis que Monaco est déjà éliminé suite à sa lourde défaite.

Un naufrage, un litige et des regrets… Voilà à quoi il serait possible de résumer la 4e journée de la Ligue des Champions pour les 3 clubs français engagés dans la compétition que sont Monaco, Paris et Lyon. C’est d’ailleurs dans cet ordre qu’ils ont joué, jamais en même temps, ce qui a permis de se rendre compte des insuffisances dont ils ont fait preuve mais aussi du manque de caractère. Si le constat est difficile, les résultats laissent en effet à désirer, surtout en connaissant les ambitions de chacune de ces équipes en Europe.

Monaco, six pieds sous terre

Mardi 6 novembre est un jour à oublier pour l’AS Monaco et ses supporters. En plus de la garde à vue du président du club Dmitri Rybolovlev (dans une affaire d’escroquerie extérieure au foot) l’ASM a subit sa plus large défaite à domicile de son histoire en Coupe d’Europe contre… le FC Bruges (0-4). Rien, absolument rien n’a été en faveur des joueurs de Thierry Henry durant ce match, puisqu’après une entame correcte ou ils ratent notamment une belle occasion d’ouvrir le score, les coéquipiers d’un Falcao méconnaissable ont encaissé 3 buts en 12 minutes foudroyantes.

Menés 3-0 à la pause, l’ASM avait pris un coup de massue derrière la tête et ne parviendra pas à se relever malgré de bonnes intentions. En seconde mi-temps, le capitaine Vormer ajoutera même un but (4-0, 85e) pour un naufrage complet. Avec ce résultat, combiné à la victoire de l’Atletico Madrid (2-0) face à Dortmund, l’ASM est éliminée. Dans ce choc au sommet du groupe et dans un Wanda Metropolitano bien garnit, Antoine Griezmann aura été splendide, inscrivant notamment le deuxième but des Colchoneros après un contre bien mené. Dortmund a de son côté perdu pour la première fois de la saison, mais reste en tête de la poule.

Il y avait mieux à faire pour Paris

Quelques minutes après le naufrage en terre monégasque, le PSG avait l’occasion de frapper un grand coup dans son groupe. En effet, la surprenante défaite de Liverpool contre l’Étoile Rouge à Belgrade (2-0) pouvait permettre, en cas de victoire, aux joueurs parisiens de prendre les rênes de la poule. Malheureusement les coéquipiers de Marco Verratti n’auront pas réussi à saisir l’occasion. Ils sont pourtant rentrés aux vestiaires avec un avantage au score (1-0) suite à une réalisation de Juan Bernat (45+2).

Mais après la mi-temps, Paris a pris des vagues comme rarement et a été acculé sur son but comme rarement il l’a été cette saison. Pendant ce quart d’heure de folie napolitaine, emmené par un très bon Insigne, Giuliani Buffon aura été énorme, réalisant de superbes parades pour retarder l’échéance. Mais malgré les sauvetages de son gardien quadragénaire, le PSG va se faire rattraper suite à un mauvais contrôle de Thiago Silva dans la surface qui oblige ensuite Buffon a intervenir de manière trop brusque sur Callejon. Si le pénalty indiscutable fut transformé de belle manière par Insigne (1-1, 63e), le PSG peut se sentir biaisé. En effet, quelques minutes, Bernat s’écroule dans la surface napolitaine suite à ce qui semblait être une faute sans que l’arbitre ne bronche… S’il semblait y avoir faute, les hommes de Thomas Tuchel n’auront globalement pas fait assez pour battre ceux de Carlo Ancelotti, à l’image de Neymar, excellent en première mi-temps, et très agaçant ensuite…

L’OL à s’en rendre malade

Malgré ce résultat nul, Paris garde son destin entre ses mains (ou ses pieds) pour la qualification en huitièmes de finale, comme l’Olympique Lyonnais. Ces derniers recevaient Hoffenheim au Parc OL mercredi soir. Et après un début de match concluant et récompensé de deux buts d’avance à la demi-heure de jeu grâce tout d’abord à Fekir (19e) et à Ndombele (28e), l’OL semblait avoir le match en main. Cette impression s’est encore accentuée après l’expulsion assez sévère de Nuhu à la 51e minute de jeu suite à un deuxième jaune.

Avec deux buts d’avance et 40 minutes à jouer en supériorité numérique, la victoire lyonnaise semblait acquise. Oui mais voilà, l’Olympique Lyonnais est une équipe paradoxale, capable de produire le meilleur comme de se liquéfier totalement. Et malheureusement pour les supportes, ce fut le cas dans cette seconde période où ni Aouar, ni Fekir, ni Depay auront réussit à concrétiser les nombreuses occasions du 3-0 pour tuer le match. Toujours à portée de fusil des allemands, les lyonnais ont commencé à reculer, surtout après le but de Kramaric (2-1, 65e). Acculés, c’est presque logiquement que les hommes d’un Genesio encore passif vont encaissé un deuxième but sur la dernière action du match grâce à une tête de Kaderabek, laissé seul par toute la défense lyonnaise.

Le Barça qualifié, Man U braque la Juve

Avec ce match nul (2-2), l’OL est toujours deuxième de son groupe avant de recevoir Manchester City et d’aller terminer son premier tour sur le terrain de Donetsk. Le Chaktior qui a, de son côté reçu une correction de la part de Manchester City (6-0) avec notamment un triplé pour Gabriel Jesus dont un premier but sur un pénalty suite à une faute de la pelouse (oui oui) sur Sterling… Dans les autres rencontres, le Barça s’est qualifié malgré s’être fait rattraper en toute fin de match par l’Inter Milan (1-1 au final). Malcom a marqué son premier but pour les Catalans tandis qu’Icardi a encore sauvé les intéristes.

De son côté l’ennemi du Barça, le Real Madrid a battu Plzen 5-0 dans le sillage d’un excellent Benzema (doublé) qui a ainsi marqué ses 58 et 59e but en Ligue des Champions. La Roma, Tottenham et le Bayern ont aussi été victorieux. Enfin, dans l’un des chocs de mercredi soir entre la Juventus et Manchester, ce sont les Red Devils qui se sont imposés alors qu’ils étaient encore menés au score à la 86e minute. C’est Mata qui a remis les deux équipes à égalité d’un superbe coup franc après l’ouverture du score par Cristiano Ronaldo plus sublime encore d’une merveilleuse reprise sur une passe délicieuse de Bonucci. C’est ensuite ce même Bonucci qui a marqué contre son camp à la dernière minute (90+1) pour ce qui peut être considéré comme un énorme old-up de la part de United qui a été dominé tout le match.

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