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Culture

Les transferts manqués de l’histoire du football européen

Que ce soit pour des raisons financières, familiales ou médicales, de nombreux transferts que l’on croyait actés n’ont finalement pas eu lieu dans l’histoire du football européen : retour sur ces mouvements avortés.

Commençons cette rétrospective par un club très souvent en vue lorsqu’il s’agit de mercato : et pour cause, depuis l’arrivée des dirigeants qataris, le Paris-Saint-Germain est au cœur du marché des transferts avec des noms prestigieux évoqués et des sommes folles. Mais parfois, tout ne fonctionne pas comme le club de la capitale le voudrait. Ainsi, juste après le rachat par l’homme d’affaires Nasser Al-Khelaïfi à l’été 2011, le gardien français Sébastien Frey, alors portier de la Fiorentina, refuse l’approche du PSG pour raisons familiales. Avant que le club ne voit déferler des rumeurs plus folles les unes que les autres. En janvier 2012, les négociations avec les Los Angeles Galaxy au sujet de la superstar anglaise David Beckham capotent alors qu’on croyait sa venue imminente. Même mésaventure quelques années plus tard pour le prodige brésilien Neymar, même si les deux joueurs finiront par rejoindre quand même le PSG.

Des destins transformés

Autre club sous le feu des projecteurs, le FC Barcelone. Nombreux sont les footballeurs stars à y avoir été annoncés, sans succès, tels Mesut Özil, Paul Pogba ou encore Cristiano Ronaldo. Mais c’est sûrement Arsenal qui doit le plus regretter le transfert manqué du Ballon d’Or portugais : joueur du Sporting Portugal, CR7 tape dans l’œil d’Arsène Wenger à l’été 2003. Un accord est conclu, Cristiano prêt à déménager mais les Gunners ne veulent finalement pas débourser la somme réclamée par le Sporting et le footballeur portugais s’engage avec Manchester United. Avant de connaître le succès que l’on sait. Quelques années auparavant, Wenger avait également vu le géant suédois Zlatan Ibrahimovic lui échapper lorsque le manager français avait demandé à l’attaquant de venir faire un essai au lieu de lui proposer un contrat.

Les histoires de transferts capotés sont légions en Angleterre. Ainsi, on se souviendra longtemps de l’annonce de l’arrivée à Bolton de la star brésilienne Rivaldo en 2004 : tout juste retraité de l’équipe nationale à 32 ans, le joueur champion du monde dit rejoindre le petit club anglais avant que l’accord ne soit rompu et qu’il prenne le chemin de l’Olympiakos. Quant à Steven Gerrard, emblématique joueur de Liverpool, il est un temps en passe de signer avec l’ennemi Chelsea en 2005 avant de finalement rester chez les Reds.

Quand le médical s’en mêle

Et puis il y a aussi les transferts manqués à la toute dernière minute pour des raisons de santé : ce sont les recalés de la visite médicale à l’image de l’Auxerrois Khalilou Fadiga, qui voit les portes de l’Inter Milan se claquer devant lui à l’été 2003 après une arythmie cardiaque décelée, ou encore l’international tricolore Lilian Thuram à qui on diagnostique à 36 ans une malformation cardiaque héréditaire au moment de signer avec le PSG à l’été 2008.

C’est également le médecin du PSG qui mettra fin aux espoirs du Lyonnais Anthony Réveillère de rejoindre le club de la capitale : à l’été 2012, l’échange avec Milan Bisevac échoue en raison d’une visite médicale jugée non satisfaisante. Même son de cloche pour le Malien Mohamed Sissoko, pourtant passé par différents grands clubs européens, au moment de s’engager avec le Real Valladolid début 2014. Enfin, le destin de l’attaquant français Loïc Rémy a lui aussi été contrarié par des soucis de santé. Formé à Lyon, c’est lors de son transfert entre Nice et Marseille qu’une anomalie cardiaque est détectée chez le prometteur buteur. Si l’OM ferme les yeux, ce ne sera pas le cas de Liverpool à l’été 2014. L’international tricolore est déclaré inapte à la pratique du football de haut niveau et se retrouve contraint de rester chez les Queen Park Rangers, avant de finalement signer à Chelsea. Tout est bien qui finit bien.

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