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Copa America

Avec Jesus, c’est plus facile

Douze ans après son dernier succès majeur, le Brésil a remporté la Copa America ce dimanche soir au Maracana, aux dépends du Pérou. Les brésiliens, portés par un grand Gabriel Jesus en première mi-temps mettent fin à une décennie de disette et d’échecs.

Il fallait au moins ça, pour enfin se faire définitivement pardonner d’une élimination historique lors de la Coupe du Monde 2014 à domicile. Dans son stade historique, le Brésil a glané sa 9e Copa America, la première depuis 2007 dans une compétition où il n’aura encaissé qu’un but, qui plus est sur pénalty. Face à une équipe du Pérou que les hommes de Tite avaient étrillé lors de la phase de groupes (5-0), la Seleçao n’a pas vraiment tremblé.

Jesus ou Dieu ?

Dans une première mi-temps largement dominée, les locaux ont rapidement fait chavirer leur public. Et sur une action de classe. Lancé sur la droite, Gabriel Jesus a contrôlé le ballon de la poitrine avant de mystifier son vis-à-vis et de délivrer un centre parfait pour Everton qui a repris de volée l’offrande du joueur de Manchester City pour ouvrir la marque (15e). Malgré de nouvelles occasions, les brésiliens n’ont pas réussi à se remettre à l’abri et auront connu quelques minutes de doute lorsque Roberto Tobar, l’arbitre Chilien de la rencontre a sifflé un pénalty en faveur des péruviens, après une main de Thiago Silva dans sa surface.

Suite à de longues secondes après visionnage de la VAR, Guerrero s’est finalement élancé et a pris Alisson à contre-pied (1-1, 44e) faisant dans le même temps encaisser au gardien de Liverpool son premier but dans la compétition. Sauf que Gabriel Jesus était dans un grand jour (du moins en première mi-temps). Et après avoir été déjà décisif face à l’Argentine en demi-finale (2-0), l’attaquant auriverde a remis ça. Roberto Firmino a d’abord taclé dans les pieds Yotun pour permettre à Arthur de récupérer le cuir, lequel a ensuite décalé le buteur qui, dans l’axe et à l’entrée de la surface, a trompé Gallese d’un plat du pied croisé (2-1, 45+3e).

Alves dans l’histoire

Sous les yeux de Neymar, le Brésil, plus collectif et mieux huilé sans sa star a ensuite eu de nouvelles occasions de creuser l’écart mais ni Firmino, ni Coutinho dont la frappe est passée proche de la lucarne n’y sont parvenus. Côté péruvien, sur un corner mal renvoyé par la défense brésilienne, Yotun a fait trembler tout le stade en envoyant un missile des 25M qui frôla la cage d’Alisson, élu par ailleurs meilleur gardien de la compétition. Pas suffisant pour vraiment inquiéter, les coéquipiers d’un Marquinhos en forme qui finiront néanmoins la rencontre à 10 après l’expulsion de Gabriel Jesus pour une charge irrégulière. Le jeune attaquant, champion d’Angleterre, pris un deuxième carton jaune sur cette action et passa sa frustration sur le VAR qu’il failli faire tomber en frappant dessus à sa sortie du terrain.

En larmes dans les escaliers du couloir, il ne vit pas son équipe résister à la pression durant les 20 dernières minutes, poussée par un public acquis à sa cause malgré une présence importante de péruviens. Il ne vit pas non plus l’action de classe d’Everton qui transperça la défense du Pérou avant de se faire bousculer dans la surface obligeant l’arbitre à siffler le deuxième pénalty de la soirée. Richarlison croisa ensuite parfaitement sa frappe (89e, 3-1) pour sceller le sort de cette finale. Daniel Alves, capitaine de la sélection pouvait exulter. C’est lui qui souleva la coupe, la première du Brésil dans la compétition depuis 2007 et le premier succès majeur depuis les Jeux Olympiques en 2016. À 36 ans, le latéral droit de la Seleçao, libre de tout contrat, est le joueur de foot ayant remporté le plus de trophées (40). Il a aussi été élu meilleur joueur d’un tournoi que son équipe, favorite de la compétition, aura dominé.

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