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L1 tour des clubs : Rennes, l’année d’après

48 ans après son dernier titre, le Stade Rennais a soulevé la Coupe de France le 27 avril dernier, aux dépens du PSG. Une consécration en forme de libération contre l’ogre parisien qui a ouvert les portes de la Ligue Europa, où les Bretons avaient déjà brillé en allant pour la première fois de leur histoire jusqu’en 8e de finale. Mais l’heure est désormais à la confirmation tant pour Julien Stephan, le jeune entraîneur, que pour le club avec trois éléments de poids en moins : le capitaine André, Ben Arfa et Mexer.

La saison dernière : Cela faisait sept ans que Rennes ne fréquentait plus l’Europe. Grâce à Sabri Lamouchi, arrivé en novembre 2017, la Ligue Europa avait ouvert ses portes la saison passée. Mais l’ancien international français n’a pas pu en profiter pleinement. Le 3 décembre 2018, il est remercié et Julien Stephan, qui s’occupait de la réserve, prend sa place sur le banc, après une claque à domicile contre Strasbourg (4-1) lors de la 15e journée. L’équipe est alors 14e de L1. L’arrivée du fils de Guy Stephan change beaucoup de choses. L’équipe ne perd qu’un seul match en L1 jusqu’à la mi-février, redevenant un candidat à l’Europe. Sur la scène européenne, Rennes décroche sa qualification de justesse pour les 16e de finale. Les bretons s’enhardissent et dominent le Betis Séville en 16e, avant de chuter contre Arsenal, dans le premier 8e de finale européen de son histoire. Dans l’hexagone, la Coupe de France parachève une saison dorée. Vainqueurs de l’OL à Lyon en demi-finale, les Rennais font tomber le PSG, quadruple tenant du titre, lors de la séance des tirs au but après avoir été menés (2-0). La troisième Coupe de France dans l’histoire du club est aussi le premier trophée, après 48 ans d’attente.

La saison à venir : Après des propos peu appréciés à l’encontre du jeu développé, Hatem Ben Arfa a de nouveau fait ses valises. Parfois brillant et décisif, quelques fois passif, l’ancien Parisien n’a pas prolongé l’aventure bretonne. Mais le départ le plus marquant est sans doute celui de Benjamin André. Capitaine courage, rassembleur, il a préféré mettre le cap vers la Ligue des Champions et Lille. Un joueur d’expérience et d’influence en moins, tout comme le joueur du Mozambique Mexer, pas prolongé et parti à Bordeaux. Pour compenser, Rennes a jeté son dévolu sur l’expérimenté Morel, en provenance de Lyon, et sur le milieu de terrain d’Angers Tait. Et le Stade a surtout levé l’option d’achat pour son attaquant M’Baye Niang, auprès du Torino. Lors de ses quatre matches amicaux, Rennes n’a pas réussi à remporter la moindre victoire. Deux nuls, contre le Celtic Glasgow (0-0) et contre l’équipe B de Chelsea (1-1), puis deux défaites contre Brest (1-0) et Leipzig (2-0), le collectif n’a pas encore trouvé la bonne carburation. Avec son premier match officiel, retrouvailles malheureuses face à des Parisiens qui les ont dominé pour s’adjuger le Trophée des Champions, et une Coupe d’Afrique des Nations qui a occupé quelques cadres en fin de saison, les Rennais ne sont pas encore au mieux. Qualifié pour la deuxième saison pour la Ligue Europa à laquelle il a pris goût, le Stade Rennais veut poursuivre sa montée en puissance. Dixième de Ligue 1 la saison passée à 14 points de la dernière place européenne, la formation de Julien Stephan sait que l’objectif est commun à de nombreux clubs. Et que la tâche s’annonce ardue, d’autant plus que l’équipe est à reconstruire après certaines départs. « S’il faut bien sûr confirmer les attentes, on n’a toujours que le 8e budget de Ligue 1« , a-t-il dit dans L’Equipe.

Le coach : Il restera dans l’histoire comme le premier entraîneur à redonner le goût d’un grand titre depuis 1971 et rien que pour ça, il n’est déjà plus un coach comme les autres à Rennes. Né en 1980, Julien Stéphan est un enfant de la ville et connaît bien le club. Il y est d’abord entré en 2012 pour diriger les U19 puis la réserve en 2015. En décembre 2018, il est propulsé sur le devant de la scène pour suppléer Sabri Lamouchi, démis de ses fonctions d’entraîneur. D’abord promu en intérim, Julien Stéphan est très vite confirmé et prolongé jusqu’en 2020 avant de signer un nouveau contrat en juin pour deux années supplémentaires. Le fils de Guy Stéphan a sorti quelques prouesses tactiques dont le match au Betis Séville (3-1) qui restera comme une référence avec son pressing haut tout au long du match pour offrir la qualification en huitièmes de finale de Ligue Europa. Malgré une saison record, l’avenir de Julien Stéphan semblait un peu flou une fois le soufflé de la Coupe de France retombé à cause de divergences d’opinions avec son président Olivier Létang à qui il reprochait en premier lieu de ne pas être intervenu pour le défendre après les critiques d’Hatem Ben Arfa sur le jeu et les consignes du staff. Des divergences qui se sont poursuivies sur le terrain du mercato où Julien Stéphan voulait avoir l’assurance de peser dans le recrutement estival. Julien Stéphan joue en quelque sorte sa crédibilité cette saison pour démontrer que ses six mois fantastiques à la tête du Stade Rennais n’étaient pas qu’un feu de paille. Il conduit sa première intersaison handicapée par les nombreuses absences que l’on connaît.

Le joueur clé : Clément Grenier. Arrivé à Rennes l’été dernier en provenance du voisin guingampais, Clément Grenier n’a sans doute pas encore donné sa pleine mesure. Car après toute une série de blessures à Lyon, un passage manqué à la Roma et un retour à l’OL en forme d’échec, il vient juste de disputer sa première saison pleine depuis longtemps (33 matches de L1 dont 29 comme titulaire). A 28 ans, il peut devenir le vrai taulier du milieu de terrain, l’atout technique et tactique n°1 du Rouges et Noirs dans l’entre-jeu. S’il ne rechute pas.

Le stade : Stade Roazhon Park, 29 778 places.

Pronostic classement : 6e

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