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Liga Santander

[Liga – 2e journée] Tout feu tout flamme

Pour ses débuts sous ses nouvelles couleurs au Camp Nou, Antoine Griezmann a été le grand artisan de la nette victoire du Barça contre le Betis Séville de Nabil Fekir, auteur d’un but. Pourtant ultra-dominateurs, les Madrilènes se sont fait surprendre en fin de match par Valladolid et concèdent le match nul (1-1).

La composition du Real Madrid ressemblait à un message, celui de Zinédine Zidane semblant dire qu’il n’avait pas besoin de Neymar dans son effectif. Au coup d’envoi, deux joueurs, sur les trois, que le Real Madrid a proposé à Paris dans le cadre d’un échange contre le Brésilien, étaient titulaires, Bale et James. Le Gallois enchaînait, après son match contre le Celta Vigo lors de la première journée (3-1), tandis que le Colombien disputait ses premières minutes de la saison. Pendant toute la première mi-temps, Valladolid n’a pas vu le ballon, complètement dépassé à chaque accélération madrilène.

Le jeu ne se résumait pas à une attaque-défense mais bien à une attaque pure, tant les visiteurs semblaient passifs, dans l’action même de défendre. Pourtant, malgré 14 tentatives, le Real n’a pas marqué. Bale a d’abord tenté un subtil extérieur du gauche qui est passé de peu à côté (13e), James a enroulé un ballon qui a frôlé le montant de Masip (20e). Titulaire en pointe, Benzema s’est aussi essayé de la tête mais le ballon s’échappait de la cage de Valladolid (24e). Après trente-huit minutes de jeu, le Real avait tenté onze fois sans jamais cadrer. En fin de première période, le Real réglait la mire mais Masip s’opposait, par deux fois, à Benzema et à James. Valladolid rentrait au vestiaire avec le match nul, ce qui était un petit miracle.

Après cinq minutes pour se remettre dans le rythme, le Real reprenait sa domination en seconde période, mais toujours sans cadrer, par l’intermédiaire de Benzema (51e). À force d’attaquer, la Maison Blanche a fini par s’exposer en contre mais Valladolid les gâchait. Dans cette deuxième partie de match plus terne, c’est Benzema qui délivrait la Maison Blanche d’une frappe magnifique en demi-volée, hors de portée de Masip (82e). Le Real pouvait souffler, mais seulement quelques minutes, car sur une passe en profondeur précise de Plano, l’attaquant Sergi Guardiola, qui avait beaucoup gâché jusque-là, glissait le ballon entre les jambes de Courtois (88e), pour un grand coup de froid à Santiago-Bernabeu. Le Real perd ses deux premiers points de la saison.

Griezmann a conquis le Camp Nou

Il y a eu un vrai match pendant presque une mi-temps, ce dimanche au Camp Nou. Tant que le Betis a été capable de faire mal à son hôte catalan les rares fois où il sortait de son camp, tant que le FC Barcelone balbutiait son football avec une possession sans impact, les Andalous ont eu le droit d’y croire. Ils ont même pensé à un improbable exploit lorsque Nabil Fekir, en contre, a inscrit son premier but en Liga d’une frappe parfaitement croisée (15e). Mais si l’international français a sorti quelques gestes techniques savoureux, il y avait un monde entre le Betis et le FC Barcelone, même privé d’une ligne d’attaque entière. Passé ce contre de Loren « coupé » irrégulièrement par Piqué (32e), les Catalans ont largement dominé. Griezmann les a ramenés à hauteur juste avant la pause (41e). Et, au retour des vestiaires, le Betis s’est noyé, encaissant trois nouveaux buts en six minutes, de la 50e à la 56e.

Et le score final (5-2) ne traduit qu’imparfaitement l’écart entre les deux formations. Une semaine après la défaite sur la pelouse de l’Athletic Bilbao (0-1) en ouverture de la Liga, le champion en titre a rassuré ses supporters et laissé le Betis Séville en toute fin d’un classement mené par le… Séville FC. La première titularisation d’Antoine Griezmann au Camp Nou était particulièrement attendue. Parce que le Français est la recrue phare du Mercato catalan. Et parce que les leaders d’attaque habituels (Messi, Suarez, Dembélé) étaient tous blessés et assis en tribune. Très à l’aise dans le jeu, le champion du monde a tenu son rang. C’est donc lui qui a égalisé, d’une reprise de volée en extension, sur un centre de Sergi Roberto (41e). Et lui, encore qui a rassuré tout le stade en enroulant une frappe superbe dans le petit filet opposé (50e). Le Camp Nou était une des rares enceintes de Liga où l’ancien de la Real Sociedad et de l’Atlético de Madrid n’avait pas encore marqué.  Au-delà de cette statistique, Antoine Griezmann a été, dès son entrée dans son nouveau stade, le patron offensif, à qui l’on excusera cette passe imprécise qui a amené le deuxième but du Betis, en fin de rencontre.

L’Atletico dans la douleur

À défaut de se montrer flamboyant et efficace dans le jeu, l’Atlético de Madrid est parvenu à s’imposer sur le tard à Leganès (1-0), ce dimanche soir. Grâce à cette seconde victoire d’affilée, les Colchoneros, déjà vainqueurs de Getafe sur le même score en ouverture de la saison, rejoignent le Séville FC en tête de la Liga. Passée une première occasion ratée par Morata (4e), qui a récidivé à la 84e minute, les Colchoneros ont eu le plus grand mal à emballer cette rencontre. À l’image de cette volée du droit de Joao Félix au-dessus (50e), les Madrilènes, organisés en 3-5-2 avec Thomas Lemar sur le côté gauche, ont également longtemps manqué de précision.

Le Leganés de Martin Braithwaite, l’ancien attaquant de Toulouse et de Bordeaux (2013-2018), a failli en profiter pour ouvrir le score sur un coup franc de Jonathan Silva. Mais Oblak l’a claqué du bout des doigts sur le dessus de sa barre transversale (53e). Au moment où ils se retrouvaient en souffrance, les Colchoneros manquèrent toutefois de peu de bénéficier d’un coup de pouce du destin quand, d’une superbe tête plongeante, Rosales, le latéral droit de Leganés, expédia le centre de Morata sur son… poteau gauche (56e). Il fallut finalement un plat du pied gauche de Vittolo, entré dix minutes plus tôt et servi par Joao Félix, (71e, 0-1), pour offrir une nouvelle victoire, étriquée mais précieuse, à une formation de Diego Simeone qui aura souffert jusqu’à la dernière seconde.

Séville enchaîne à Grenade et prend la tête

Julen Lopetegui réussit des débuts parfaits en Andalousie. Le Séville FC, qu’il dirige depuis cet été et qui avait battu l’Espanyol Barcelone (2-0) en ouverture de la Liga, a encore gagné, cette fois-ci à Grenade (1-0). Joan Jordan a inscrit l’unique but du match, Jules Koundé est resté sur le banc et les Sévillans sont désormais leaders provisoires du Championnat d’Espagne.

En revanche, c’est un début de saison chaotique que vivent Gameiro et ses coéquipiers. Après un match nul rocambolesque contre la Real Sociedad lors du match d’ouverture, Valence a perdu sur le terrain du Celta Vigo, ce samedi soir (1-0). L’addition aurait même pu être plus lourde si Cillessen, le portier de Valence, n’avait pas détourné un penalty dans les arrêts de jeu. C’est Fernandez qui a marqué le but de la victoire pour le club galicien, au quart d’heure de jeu. Le club che n’a cadré qu’un tir de toute la partie et affiche des faillites mentales, lui qui va disputer la phase de groupe de la Ligue des champions. Pour Vigo, c’est un rebond après la défaite contre le Real Madrid (3-1), la semaine dernière.

Le tombeur du FC Barcelone lors de la première journée, l’Athletic Bilbao, n’a pu faire mieux que match nul sur la pelouse de Getafe (1-1). Enfin, Osasuna et Eibar se sont quittés sur un bien triste nul (0-0).

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