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Jean-Christophe Bahebeck, l’éternel espoir

Comme beaucoup de garçons issus de la formation parisienne, Jean-Christophe Bahebeck a tout cassé chez les jeunes avant de buter sur la marche du PSG QSI. Prêté chaque année par le club parisien, Bahebeck a trouvé une stabilité depuis sa signature à Utrecht. 

On a longuement évoqué la génération 1993 durant la Coupe du monde de la France, celle de Pogba, Umtiti, Varane, Thauvin et Areola. Quatre d’entre eux ont même été sacrés champions du monde des moins de 20 ans en 2013. En finale face à l’Uruguay, Thauvin jouait à gauche et son penchant à droite s’appelait Jean-Christophe Bahebeck, joueur très prometteur chez les jeunes au Paris-SG où il enfilait les buts (meilleur buteur en U15, U17, U19 puis en CFA).

Alors que tous évoluent dans les plus grands clubs européens, tel que Manchester United, le Real Madrid ou Barcelone, la carrière Jean-Christophe Bahebeck a prit une tout autre tournure. Le natif de Saint-Denis (93) se trouve désormais à Utrecht, aux Pays-Bas.

Une ribambelle de prêts décevants…

Mais avant de poser ses valises au pays de Cruyff, Jean-Christophe Bahebeck a enchaîné un grand nombre de prêts : à Troyes (2012-2013), Valenciennes (2013-2014), Saint-Étienne (2015-2016), Pescara (2016-2017) et Utrecht (2017-2018) avant de signer pour de bon. Hasard ou non, il ne s’est imposé nulle part. Soit parce qu’il était encore trop tendre pour la Ligue 1 soit parce que le sort s’est acharné contre lui, comme aux Pays-Bas où après des débuts intéressants (3 buts en 6 matchs), il se blesse gravement au tendon d’Achille en octobre 2017. Avant cela, il avait quitté un Saint-Étienne-Bastia en ambulance, victime d’un affreux malaise à la mi-temps.Sa grosse blessure aux Pays-Bas l’a éloigné des terrains pendant 10 mois. Quand le sort s’acharne…

L’ex espoir validé par Ancelotti !

Pour le moment, la carrière de l’ancien grand espoir du club n’a jamais vraiment décollé (96 matchs de Ligue 1, 8 buts) alors qu’il était annoncé comme très prometteur par ses formateurs. Bon des deux pieds, à l’aise sur phase arrêtée, rapide, Bahebeck semblait armé pour le haut niveau, y compris au PSG où, par séquence, il s’est montré décisif. « On a un très bon jeune ici : Bahebeck. Et on veut lui donner plus de temps de jeu » , balance même Carlo Ancelotti lors de son arrivée en janvier 2012. Il faut dire que la réputation de « JCB » fait le tour du Camp des Loges comme le rappelle Martin Mimoun, ancien coéquipier en jeunes, lors d’une émission diffusée sur SFR Sport : « Il était bien au-dessus du lot. Je me souviens, on jouait en U17, et au bout de 20 minutes, il met un coup franc de trente mètres et un retourné acrobatique double barre rentrante, deux buts d’anthologie. Et Jean-Luc Vasseur, le coach, le sort en lui disant : « Tu as montré que tu n’avais rien à faire dans cette catégorie, va t’asseoir. » »

Un début de saison 2014 en trombe

Après une préparation estivale XXL (6 buts), il gratte du temps de jeu sous Laurent Blanc à la sortie d’une Coupe du monde 2014 qui voit certains internationaux revenir tardivement, s’offrant même une place dans le XI de départ lors du Trophée des champions face à Guingamp. Dans la foulée, il est décisif face à Monaco, Toulouse et Lorient en moins de deux mois et délivre une passe décisive à Cavani pour le but de la victoire à Nicosie en Ligue des champions. Une bonne forme qui coïncide avec une prolongation de contrat jusqu’en 2019 (son contrat actuel). Sa première partie de saison 2014-2015 est sans doute sa meilleure. La seule avec un minimum de continuité dans le jeu au cœur d’un effectif ultra concurrentiel sur les côtés du 4-3-3 (Cavani, Lucas, Lavezzi, Pastore). Mais pour le gamin qui a fait ses premiers pas dans le football avec le club de Persan, la marche PSG était sans doute trop haute.

Il y a quatre ans, alors qu’il reprend avec le groupe du PSG, il croise Zlatan Ibrahimović dans le vestiaire. Le Suédois lui demande combien de buts il a planté lors de son prêt à Valenciennes. «  Deux en 21 matchs » , raconte Bahebeck lors de l’ancienne émission de Pierre Ducrocq diffusée sur France Bleu Île-de-France. « Et là, il m’a dit avec son accent : « Pfff, et tu penses que c’est bien ? Bahebeck : 2 buts, 21 matchs… Zlatan, c’est 2 matchs, 21 buts ! » C’était énorme. Depuis, il n’arrête pas de me chambrer. Mais je préfère ça plutôt qu’il ne me calcule pas du tout. » Quatre ans plus tard, Ibra n’est plus là, et Bahebeck est toujours au PSG pour ce qui devrait être sa dernière rentrée avec son club formateur.

Et maintenant ?

Le champion du monde des moins de 20 ans en 2013 a signé un contrat de deux ans, jusqu’en juin 2020, avec deux autres années en option. Depuis le début de saison, le franco-camerounais n’a disputé que 51 minutes en 5 matchs et a trouvé une fois le chemin des filets. Trop peu pour s’imposer dans une équipe qui lutte pour les places européennes. Bahebeck n’abdiquera pas et souhaite prouver qu’il a les capacités de s’imposer dans cette équipe… Mais comme l’a montré sa carrière, il devra cravacher pour le faire.

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